
La psychanalyse est cette thérapeutique, cette technique d’exploration de l’inconscient inventée et mise au point par Freud. Tout le monde a au moins en tête quelques représentations préalables à propos de ce qu’est la psychanalyse, quelques mots qui viennent en tête tout de suite : l’inconscient bien sûr, mais aussi le divan, l’interprétation des rêves, les « complexes », les actes manqués, le désir, les névroses, Œdipe, le narcissisme, les fantasmes, le refoulement, le Moi, le Surmoi, la libido, etc.
Il assez difficile ceci dit, de définir ce qu’est la psychanalyse en peu de mots. On pourrait dire d’elle, qu’en permettant l’exploration des raisons inconscientes qui sont à l’origine des symptômes, elle rend possible une réorganisation en profondeur de la structure du psychisme.
Ce qui est visé par la cure, ce ne sont pas les symptômes eux-mêmes, en tous cas pas dans un premier temps. Les symptômes sont le signe que quelque chose ne va pas, que quelque chose ne tourne pas rond comme on dit, ils sont l’expression d’un problème qui a des racines plus profondes. Il faut donc partir d’eux, car ils se manifestent avec une insistance désagréable, mais il s’agit d’essayer de remonter jusqu’à leurs causes inconscientes pour en désactiver durablement le pouvoir de nuisance.
Pour ce faire, la psychanalyse dispose d’un outil : L’association libre. La cure psychanalytique passe par la parole. Le patient est invité à évoquer librement ce qui lui passe par la tête, au moment même où il parle. Le thérapeute lui offre un espace de confiance, dépourvu de jugement moral où ce travail peut être mené à bien. Il s’agit d’une situation inédite, où le patient est invité à « débrancher » cette auto-censure, cette auto-observation si souvent à l’oeuvre dans la vie quotidienne. En s’associant librement, les idées spontanées obéissent à une certaine logique, à une certaine structure, à une certaine organisation qui leur est propre et qui n’est pas toujours saisie consciemment par le patient lui-même. L’analyste écoute ce discours, et intervient au moment opportun pour en souligner certains éléments et pour interpréter le désir qui le sous-tend.
La mise au jour progressive de ce qui était relégué dans la dimension de l’oubli permet une plus grande liberté. Le passé ne peut pas être changé, mais il peut être revécu et perçu différemment et c’est là tout l’enjeu d’une cure psychanalytique. À revisiter son histoire personnelle, aussi douloureuse soit-elle, on se libère de son pouvoir mortifère et répétitif. Les symptômes, en définitive, cèdent d’eux-mêmes lorsqu’on les coupe de la source qui les alimentait. Toute l’énergie psychique qui était engagée dans la lutte contre soi peut en fin de compte être mise au service de buts librement choisis.
Si vous avez des questions à propos du processus thérapeutique, je vous invite à m’écrire en suivant ce lien et je m’efforcerai de vous répondre dans les plus brefs délais.
